VU DANS LE DAUPHINÉ 

Fahardine Hassani et Vincent Felder :

Deux éléments importants d’une défense gage de la réussite du FCBJ.

Toujours invaincue après neuf journées, l’équipe berjallienne construit son parcours de leader à partir d’une défense de fer.

Meilleure défense de la poule M, avec seulement trois buts encaissés et aucun but face aux trois meilleures attaques de la poule, Saint Etienne II (20 buts, 10), Clermont II (15 buts, 10) et Aurillac (14 buts, 20). Tel est le bilan, élogieux, du FCBJ. « Bien sûr, il faut toujours une part de chance dans un match. Mais c’est surtout le résultat du travail. Sur neuf matchs, la chance ne suffit pas, estime le défenseur Vincent Felder. Pour l’entraîneur, Fabien Tissot, la défense, c’est l’affaire de tous. Faire le pressing tous ensemble et être cohérent, même si chacun a sa zone propre. Il faut être précis dans le marquage, 50 centimètres ou un mètre trop à droite ou à gauche et on peut être vite en difficulté. La concentration est primordiale. Le travail aux entraînements porte ses fruits. On communique beaucoup, Il est rejoint sur ce point par son défenseur central : La défense n’est pas uniquement le fait des quatre défenseurs. Le bloc est compact et nous communiquons beaucoup entre nous sur le terrain ou dans les vestiaires depuis la préparation. La communication facilite les déplacements et replacements, c’est une chaîne qui commence par les gardiens, Fahardine (Hassani) ou Rudy (Pion), qui voient l’ensemble du jeu. Ils nous parlent beaucoup ; nous, on communique avec les milieux, qui, eux en font de même avec les attaquants. Ce n’est pas du hasard. Cette grande solidarité pour récupérer le ballon est bien visible sur la pelouse : chaque joueur participe, du gardien à l’attaquant de pointe. Tout le monde a une tâche définie, on est tous concerné et la solidarité entre nous permet de pallier une défaillance éventuelle. La mise en place faite par le coach nous permet d’être performant, en sachant qui doit presser où et à quel moment, précise Felder. Son entraîneur rajoute : C’est une guerre psychologique avec les adversaires, il faut qu’ils sentent qu’il y a du répondant. Même contre Saint Etienne ou Clermont, on ne concède que très peu d’occasions. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, on n’est pas une équipe uniquement défensive, mais on s’appuie sur ce que l’on sait bien faire. » Et Felder conclut : « En s’appuyant sur notre point fort, on peut travailler encore pour être plus performant dans les domaines de la projection vers l’avant et en se montrer plus percutant.


Jean-Claude TOUSSAINT